Aucun danger pour la mère et l'enfant

Le café et la fertilité/grossesse

Même en ce qui concerne la relation entre la consommation de café d'une part et la fertilité et la grossesse d'autre part, il n'existe aucune accusation qui n'ait pas encore été exprimée. Et aucune qui n'ait été finalement réfutée. Ainsi, on a soupçonné qu'une consommation élevée de café pouvait augmenter le risque de fausses couches, de naissances spontanées ou prématurées. De nombreuses études ont pu réfuter ces calomnies. En matière de fertilité, on a affirmé que les grandes buveuses de café tombaient plus rarement enceinte. Même cette affirmation est clairement contredite.

Chez les enfants de grandes buveuses de café qui présentent un poids à la naissance inférieur à la moyenne, il s'est avéré que ce manque de poids est en fait dû à la cigarette et/ou la consommation d'alcool. Chez les buveuses de café qui allaitent, il est vrai que l'on retrouve d'infimes quantités de caféine dans le lait maternel mais si la quantité de café bue est tout à fait raisonnable, on ne constatera aucune réaction chez le nourrisson. D'après les connaissances actuelles de la science : rien ne s'oppose à une consommation de café normale pendant la grossesse et pendant la période postnatale.

Pendant leur grossesse, beaucoup de femmes éprouvent un dégoût naturel pour certains aliments. Le café fait partie des produits qui constituent très souvent une aversion chez ces femmes. La consommation de café se régularise donc souvent de manière tout à fait naturelle pendant la grossesse. Celui qui ne perd pas goût au café, ne doit toutefois pas se priver de son plaisir. Fécondation, conception, développement du foetus, fausse couche, naissance prématurée, allaitement et développement de l'enfant sont des domaines propres à la santé de la femme sur laquelle le café et ses composants n'ont absolument aucune influence négative :

Symptôme prémenstruel

Peu avant ou pendant la menstruation, de nombreuses femmes souffrent de diverses douleurs physiques et mentales, connues sous le nom de symptôme prémenstruel (SPM). Les causes de ce SPM ne sont jusqu'à présent pas encore bien connues vu qu'il survient sous les formes les plus diverses : certaines femmes n'éprouvent aucune douleur alors que d'autres souffrent des pires maux. Une fois de plus, ce sont des facteurs alimentaires qui ont été déclarés responsables du SPM, parmi lesquels le café. De nombreuses études ont pu montrer qu'il n'existe apparemment pas de relation entre la consommation de café et le SPM.

Grossesse

Une étude menée sur 3.000 femmes a révélé que les femmes qui boivent du café et aimeraient avoir un enfant se retrouvent aussi vite enceinte que les femmes qui ne boivent pas de café. La consommation de café n'allonge donc pas la durée moyenne jusqu'au moment de la conception.

Malformations

Le risque de malformations chez le foetus suite à une forte consommation de café peut être exclu. Lors de tests réalisés sur des animaux, des malformations sur les foetus des rongeurs ont certes été constatées après une dose chronique de 100 mg de caféine et plus par kg de poids corporel. Ce risque n'existe déjà pas chez les femmes enceintes car les quantités de café habituelles sont insuffisantes pour atteindre un niveau comparable. Le spécialiste en diététique, le professeur Hänel, du 'Deutschen Institut für Ernährungsforschung' à Bergholz-Rehbrücke déclare d'ailleurs : "Les malformations dues à la consommation de café sont totalement inconnues chez l'Homme."

Fausse couche

Certaines études ont laissé supposer un lien de causalité entre une consommation de café très élevée et un risque accru de fausse couche. D'autres enquêtes n'ont à leur tour pas pu confirmer cette relation. Ici aussi, d'autres facteurs importants doivent être pris en compte. On a longtemps cru à ce lien de causalité car la consommation de café pendant la grossesse occasionne quelquefois des nausées et que celles-ci provoquent souvent une fausse couche. Toutefois, les nausées ont d'une part pour effet immédiat de limiter la quantité de café consommée. D'autre part, lors d'une fausse couche, le foetus est déjà mort depuis des jours ou des semaines avant que le corps ne l'expulse. Il est donc logique d'affirmer qu'il est injustifié d'établir une relation entre la consommation de café d'une part et les nausées directement antérieures à l'avortement et ainsi la mort de l'embryon d'autre part.

Allaitement

Les mères qui boivent du café pendant l'allaitement n'ont aucun souci à se faire. Il est vrai que d'infimes quantités de caféine pénètrent dans le lait maternel. Elles n'atteignent toutefois pas une concentration comparable à celle dans le sang par exemple. Diverses études montrent qu'une faible teneur en caféine dans le lait maternel n'est pratiquement pas décelable dans le métabolisme du nourrisson. Pourtant, il est conseillé aux femmes qui allaitent de boire du café dans des conditions normales afin d'éviter toute anxiété ou réaction nerveuse de la part du nourrisson.

Poids à la naissance/développement de l'enfant

Les études visant à rechercher les causes des naissances prématurées et du manque de poids à la naissance ont identifié la cigarette et l'alcool comme les causes essentielles de ces dysfonctionnements. Une relation directe avec la consommation de café n'a donc pas été établie.

Enfin, on a également analysé dans quelle mesure l'évolution de l'enfant est influencée par la consommation de café de la mère pendant la grossesse. L'étude a montré que la consommation de café n'exerçait aucune influence négative sur la croissance, l'évolution et l'intelligence de l'enfant.

Conclusion : Les futures mamans et les mères qui allaitent ne doivent pas renoncer à leur café quotidien. Le corps régule souvent lui-même, pendant la grossesse, l'absorption de certains aliments en signalant un besoin ou un dégoût. Vu que le café est une denrée de luxe, il devrait être consommé avec modération malgré l'absence d'influence négative sur la santé. A cet effet, il ne faudrait pas dépasser une quantité quotidienne de quatre à cinq tasses de café.